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Séance full body : trois séances prêtes, en salle, à la maison et en 30 minutes

Une séance full body fait travailler les jambes, les hanches, la poitrine, le dos, les épaules et la sangle abdominale dans la même séance, en général avec cinq à sept exercices. Pratiquée deux ou trois fois par semaine, c'est la formule que l'American College of Sports Medicine (ACSM) recommande aux débutants, et elle reste un excellent choix pour les pratiquants confirmés dont l'agenda déborde. La méta-analyse de Ramos-Campo et ses collègues, publiée en 2024 sur 14 études, trouve des gains de force et de muscle comparables entre full body et split, à volume hebdomadaire égal. La revue d'Iversen et ses collègues sur l'entraînement efficace en peu de temps recommande d'inclure au moins un exercice de jambes de type squat ou presse, une poussée et un tirage pour le haut du corps, et au moins quatre séries par groupe musculaire et par semaine. Voici trois séances complètes : une en salle, une aux haltères à la maison et une version de 30 minutes en supersets, avec séries, répétitions, repos et progression.

Vos séances full body cette semaine

Indiquez le nombre de séances full body et leur durée : le calcul situe votre semaine par rapport aux deux jours de renforcement de l'OMS et aux 30 à 60 minutes associées au meilleur bénéfice pour la santé.

Renforcement par semaine
135 minutes
Recommandation de l'OMS
Deux jours ou plus : atteinte
Par rapport aux 30 à 60 minutes des études groupées
Au-delà : pas de bénéfice supplémentaire montré pour la longévité, utile pour la force

La fourchette de 30 à 60 minutes vient d'études d'observation sur la santé. Pour prendre du muscle, le nombre de séries difficiles par muscle compte davantage que les minutes.

Pourquoi le full body fonctionne

Deux résultats fondent le full body. D'abord, la méta-analyse de Schoenfeld, Grgic et Krieger (2019) montre que le nombre de séances par muscle et par semaine change peu la prise de muscle, à volume hebdomadaire égal. Ensuite, la méta-analyse de Ramos-Campo et ses collègues (2024) compare directement split et full body et ne trouve pas de différence notable de force ni de masse musculaire à volume égal. Les auteurs en concluent que chacun peut choisir l'organisation qu'il préfère.

L'avantage pratique, c'est la solidité face aux imprévus. Si chaque muscle n'est travaillé qu'une fois par semaine et qu'une séance saute, ce muscle passe deux semaines sans travail. En full body, une séance manquée coûte un tiers ou la moitié de la semaine, pas tout le travail d'un groupe musculaire. Pour qui a un agenda qui bouge sans prévenir, cela compte plus que le choix fin des exercices.

Construire une séance

L'ACSM recommande de placer les grands groupes musculaires avant les petits, et les exercices polyarticulaires avant les exercices d'isolation. Une séance full body suit un modèle simple :

  1. Un exercice de jambes dominante genou : squat, presse, fente bulgare.
  2. Un exercice dominante hanche : soulevé de terre roumain, hip thrust, kettlebell swing.
  3. Une poussée du haut du corps : développé couché, pompes, développé militaire.
  4. Un tirage du haut du corps : rowing, tirage vertical, traction.
  5. Un exercice de gainage : planche, planche latérale, dead bug.
  6. Un complément au choix : biceps, triceps, mollets, élévations latérales.

Deux à quatre séries par exercice, 6 à 15 répétitions, une à trois répétitions en réserve sur la plupart des séries.

Séance 1 : en salle (environ 50 minutes)

  1. Squat à la barre ou presse à cuisses : 3 séries de 6 à 10, repos 2 à 3 minutes.
  2. Développé couché : 3 séries de 6 à 10, repos 2 à 3 minutes.
  3. Tirage vertical ou tractions : 3 séries de 8 à 12, repos 2 minutes.
  4. Soulevé de terre roumain : 3 séries de 8 à 10, repos 2 minutes.
  5. Développé épaules assis aux haltères : 2 séries de 10 à 12, repos 90 secondes.
  6. Rowing à la poulie basse : 2 séries de 10 à 12, repos 90 secondes.
  7. Planche : 2 maintiens de 30 à 45 secondes.

Séance 2 : aux haltères à la maison (environ 40 minutes)

  1. Squat gobelet : 3 séries de 10 à 15, repos 90 secondes.
  2. Pompes (pieds surélevés si trop facile) : 3 séries de 8 à 15, repos 90 secondes.
  3. Rowing à un bras : 3 séries de 10 à 12 par bras, 60 secondes entre les bras.
  4. Soulevé de terre roumain aux haltères : 3 séries de 10 à 15, repos 90 secondes.
  5. Fente arrière : 2 séries de 8 à 12 par jambe, repos 90 secondes.
  6. Planche latérale : 2 maintiens de 20 à 30 secondes par côté.

Avec des haltères légers, visez le haut de chaque fourchette. La méta-analyse de Schoenfeld et ses collègues (2017) sur la charge trouve une prise de muscle comparable avec des charges légères ou lourdes, si les séries sont menées près de l'échec. Le guide des pompes donne les progressions de cet exercice.

Séance 3 : 30 minutes en supersets

Iversen et ses collègues rapportent que les supersets, qui enchaînent deux exercices pour des muscles différents, divisent à peu près par deux le temps d'entraînement par rapport aux séries classiques, à volume égal. Faites A1 puis A2, reposez-vous 60 à 90 secondes, et répétez 3 tours.

  1. A1 Squat gobelet, 10 à 12, et A2 Rowing à un bras, 10 à 12 par bras.
  2. B1 Développé couché aux haltères ou pompes, 8 à 12, et B2 Soulevé de terre roumain, 10 à 12.
  3. C1 Développé militaire, 10 à 12, et C2 Planche, 30 secondes.

Échauffez-vous avec une série légère du premier exercice plutôt qu'avec une longue routine générale : la même revue recommande un échauffement propre à l'exercice, et de n'étirer que si la souplesse est un objectif.

Organiser la semaine

  • Trois séances : lundi, mercredi, vendredi, en alternant deux versions (A et B) pour que chaque exercice revienne une à deux fois par semaine.
  • Deux séances : mardi et vendredi, avec trois ou quatre séries sur les exercices principaux pour garder le volume. L'OMS recommande du renforcement musculaire au moins deux jours par semaine.
  • Quatre séances : possible avec des séances plus courtes, ou passez à un split haut et bas du corps, comme dans le programme de prise de muscle.

Laissez si possible un jour entre deux séances full body, pour ne pas solliciter fortement les mêmes muscles deux jours de suite.

Progresser en full body

Appliquez la double progression : quand vous atteignez le haut de la fourchette de répétitions sur toutes les séries, ajoutez le plus petit poids disponible. L'ACSM recommande une hausse de 2 à 10 % dès que vous réussissez une ou deux répétitions de plus que l'objectif. Changez d'exercices tous les quelques mois si vous le souhaitez, mais gardez le modèle. Le détail est dans la surcharge progressive et séries et répétitions.

En cas de maladie cardiaque, d'hypertension, de problème articulaire ou après une longue période d'inactivité, demandez l'avis de votre médecin avant de commencer la musculation, et démarrez avec des charges légères.

Votre séance full body avec Never Skip Club

Le meilleur programme full body est celui que l'on répète chaque semaine. Créez votre compte gratuit et lancez une séance guidée en une minute : corps entier, votre niveau, 20, 30 ou 45 minutes, en salle, à la maison ou à l'hôtel. Montez un crew avec des amis à deux ou trois séances par semaine ; une séance compte à partir de 30 minutes. Pour faire vérifier votre squat ou votre soulevé de terre, trouvez un coach de notre réseau, ou connectez-vous pour planifier votre semaine.

Questions

Peut-on faire une séance full body tous les jours ?

C'est possible avec des séances légères, mais rarement utile. Le muscle se construit pendant la récupération, et l'ACSM recommande deux à trois séances par semaine aux débutants, trois à quatre aux intermédiaires. Solliciter fortement les mêmes muscles plusieurs jours de suite accumule la fatigue. Pour bouger tous les jours, alternez les séances full body avec de la marche, du vélo ou de la mobilité les jours intermédiaires.

Combien de temps doit durer une séance full body ?

Trente à soixante minutes couvrent presque tous les cas. Cinq ou six exercices à trois séries, avec une à trois minutes de repos, prennent environ 45 à 50 minutes. En supersets, qui selon Iversen et ses collègues divisent à peu près par deux le temps d'entraînement à volume égal, le même travail tient en une trentaine de minutes. Dans Never Skip Club, une séance compte pour votre crew à partir de 30 minutes.

Le full body suffit-il aux pratiquants confirmés ?

Souvent, oui. La méta-analyse de Ramos-Campo et ses collègues trouve split et full body aussi efficaces à volume égal, sur 14 études et 392 participants. Les confirmés ont en général besoin de plus de séries par muscle, ce qui peut allonger les séances full body. Ajouter une quatrième séance, ou passer à un split haut et bas ou push pull legs, répartit simplement ce volume plus confortablement.

Sources

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